PATRICK MIKHAIL
WATCHING
(À L'AFFÛT)
CHERYL PAGUREK
DU 22 AOÛT AU 24 OCTOBRE 2026
VERNISSAGE : SAMEDI 22 AOÛT 2026
14 H - 17 H
LA GALERIE PATRICK MIKHAIL À MONTRÉAL EST HEUREUSE DE PRÉSENTER UNE EXPOSITION D'ŒUVRES DE L'ARTISTE MULTIMÉDIA CHERYL PAGUREK Explorant le thème de la surveillance.
La galerie PATRICK MIKHAIL à Montréal est heureuse de présenter une exposition d'œuvres de l'artiste ottavienne CHERYL PAGUREK qui explore le thème de la surveillance et présente des œuvres photographiques, vidéo et vidéo interactive. Cette exposition marquera le lancement de son plus récent collage numérique interactif, « Refresh », dans le contexte de ses recherches antérieures sur le regard omniprésent de la surveillance, les formes qu'elle prend dans la société et l'évolution de notre perception de sa présence. Présentant des œuvres réalisées sur une période de 17 ans, l'exposition révèle l'évolution des rapports de pouvoir liés à la notion d'observation : qui observe et qui est observé ?
La série photographique « High Value Targets », créée en 2009, juxtapose des images militaires à des enregistrements intimes du jardin de l'artiste, situant ainsi un univers privé de beauté au sein d'un monde de conflit plus vaste. Le cadrage de cibles dans un viseur et de lunettes de vision nocturne évoque le contrôle étatique, les rapports de savoir et de pouvoir inhérents à l'acte photographique, et l'imbrication de la photographie et de la guerre. En 2018, neuf ans plus tard, lors de la réalisation du court-métrage « White saucer : surveillant eye », la société avait pris davantage conscience de l'ampleur du réseau de surveillance électronique et de collecte de données qui épie nos communications, transactions et déplacements quotidiens. Dans ce film, la vue aérienne d'un drone suit les mouvements de l'artiste, faisant écho aux perspectives aériennes des médias, des images policières et militaires d'événements mondiaux.
L'exposition culmine avec un saut dans le temps de huit ans, jusqu'en 2026, année de création de Refresh. Cette œuvre interroge l'acceptation désormais généralisée de la surveillance numérique omniprésente et notre facilité à nous mettre en scène devant les caméras, dans l'espace public et sur les médias sociaux. Dans une approche inédite, le collage interactif renverse les rapports de force liés à l'observation : le visiteur, du fait d'être surveillé, acquiert un pouvoir d'action. Il devient ainsi acteur de la création d'un collage vivant, précisément parce qu'il est observé et que ses mouvements sont suivis.
Les images du jardin, une fois de plus, insufflent un sentiment de renouveau et d'espoir, transposant cette fois la matérialité du dessin et de la peinture dans l'univers numérique du code. Scènes observées avec attention dans le jardin de l'artiste, chaque point de vue capturé à travers différents médiums artistiques, ne sont jamais présentés dans leur intégralité. Elles sont fragmentées en morceaux de collage puis recombinées pour former des reconstructions inédites. Un puissant mélange de points de contact organiques, humains et technologiques se conjugue dans une œuvre hybride, une installation réactive qui évolue en temps réel, tout en reflétant le monde qui l'entoure. À une époque où l'utilisation du code et des technologies suscite des inquiétudes légitimes, elles sont ici mises au service de la création de la beauté et d'un lien avec le fait main. Les algorithmes codés sont conçus pour évoquer des juxtapositions visuelles poétiques, alimentées par les actions des spectateurs.
L'exposition « Watching », qui propose une réflexion pertinente sur la surveillance, se caractérise par la préoccupation constante de l'artiste pour la tension entre les oppositions. Elle accentue les interconnexions entre les contrastes du public et du privé, du pouvoir et de la vulnérabilité, du passé et du présent, du physique et du virtuel, du monde urbain et du monde naturel, afin de créer un ensemble cohérent à partir de matériaux disparates.
BIOGRAPHIE
La formation initiale de Cheryl Pagurek en sculpture et gravure est essentielle à son approche constructive et stratifiée de la création artistique. Son parcours vers la photographie a commencé par la documentation d'installations éphémères ; ces explorations se sont poursuivies dans la vidéo, aboutissant finalement à l'expérience incarnée des médias interactifs, où le mouvement guide la navigation au sein de l'œuvre. Basée à Ottawa, au Canada, la pratique artistique de Pagurek met en lumière la nature construite des médias photographiques, tout en exploitant le potentiel créatif de l'informatique et des technologies numériques.
Son travail a été largement présenté au Canada et à l'étranger, notamment à la Galerie d'art de l'Université Mount Saint Vincent (Halifax), à la galerie Patrick Mikhail de Montréal, à Vu (Québec), à la Galerie 44 (Toronto), au Musée des beaux-arts d'Ottawa, à la Galerie d'art de l'Université Carleton (Ottawa), et a fait l'objet de nombreuses projections de films au Canada, aux États-Unis, au Brésil, en France, en Colombie, au Maroc, en Tunisie, en Égypte, aux Pays-Bas, en Norvège, en Éthiopie et en Grèce. Son exposition de 2024, « States of Being », présentée à Art-image (Gatineau, QC), comprenait sa deuxième installation interactive vidéo et audio. En 2024-2025, sa présentation « Winter Garden » à la Surrey Art Gallery (Colombie-Britannique) proposait un collage numérique interactif dans le hall du Surrey Arts Centre. Elle a reçu le Prix Corel pour les arts 2020, qui célèbre l'intégration des technologies et des arts.
BIOGRAPHIE DES MÉDIAS
Cheryl Pagurek est une artiste canadienne spécialisée en vidéo et médias numériques. Sa pratique artistique met en lumière la nature construite des médias photographiques et vidéo, tout en exploitant le potentiel créatif de l'informatique et des technologies numériques. Ses œuvres en vidéo, photographie et médias numériques et interactifs ont été largement présentées au Canada et à l'étranger, notamment à la Galerie d'art de l'Université Mount Saint Vincent (Halifax), à la galerie Patrick Mikhail de Montréal, à la galerie Vu (Québec), à la Galerie 44 (Toronto), au Musée des beaux-arts d'Ottawa, à la Galerie d'art de l'Université Carleton (Ottawa), à la Galerie d'art de Surrey (Colombie-Britannique), et lors de nombreuses projections vidéo au Canada, aux États-Unis, au Brésil, en France, en Colombie, au Maroc, en Tunisie, en Égypte, aux Pays-Bas, en Norvège, en Éthiopie et en Grèce. Son exposition de 2024, « États d'être », présentée à Art-image (Gatineau, Québec), mettait en vedette sa deuxième installation interactive vidéo et audio. Elle a reçu le Prix Corel pour les arts 2020, qui célèbre l'intégration des technologies et des arts.
