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AU LAC DES POSSIBLES

ÈVE K. TREMBLAY

11 Janvier - 22 Février 2020

ÈVE K. TREMBLAY | AU LAC DES POSSIBLES | 11 JANVIER AU 22 FÉVRIER 2020

ÈVE K. TREMBLAY | PETIT BOL BLEU ET GLACE | ÉPREUVE PIGMENT ARCHIVE | 16.6 X 25 POUCES | 2019

ÈVE K. TREMBLAY | ROCHES COURBES | ÉPREUVE PIGMENT ARCHIVE | 20 X 30 POUCES | 2019

ÈVE K. TREMBLAY | ROCHES COURBES | ÉPREUVE PIGMENT ARCHIVE | 20 X 30 POUCES | 2019

PATRICK MIKHAIL À MONTRÉAL PRÉSENTE “AU LAC DES POSSIBLES” UNE EXPOSITION DE NOUVELLES OEUVRES DE L'ARTISTE ÈVE K. TREMBLAY
 
AU LAC DES POSSIBLES
ÈVE K. TREMBLAY

MONTRÉAL
11 JANVIER AU 22 FÉVRIER 2020
 
VERNISSAGE:
SAMEDI 11 JANVIER 2020
14H À 18H

 
La galerie PATRICK MIKHAIL à Montréal est heureuse de présenter AU LAC DES POSSIBLES, une exposition avec de nouvelles œuvres de l'artiste québécoise ÈVE K. TREMBLAY. L'exposition est la première présentation solo de l'artiste avec la galerie.

Au lac des possibles réunit des photographies sur papiers et sur tissus ainsi que des petites sculptures en porcelaines dans une esthétique modulaire. Les petites sculptures en porcelaines que l'artiste a créées à la main ont été photographiées lors de ses promenades hivernales sur les berges du Lac Champlain à Plattsburgh, NY. Les porcelaines photographiées ont été conçues pour être ses compagnes de promenade suffisamment petites pour être transportées dans ses poches et son sac à dos.
 
Les porcelaines ont été déposées sur les glaces aux assemblages temporaires, sculptées par les mouvements de température de l’air et de l'eau.  Dans un plein air glacial, elle a utilisé sa caméra pour peindre avec la lumière rebondissant sur les porcelaines et les glaces. Les angles créent des horizons un peu surréalistes au bord d’un paysage menacé.
 
Dans cette exposition, les porcelaines deviennent les traces photographiques de Land Art éphémères, ainsi que des curiosités au sein de tableaux sculpturaux. Les lignes biomorphiques des petites sculptures ponctuent les images imprimées sur tissus pour créer de nouvelles géographies. Dans la salle les oeuvres se répondent silencieusement dans une ambiance méditative, comme des ilots de formations naturelles complexes autour desquels on peut naviguer, et peut-être imaginer de meilleure probabilité d’espace-temps pour se renouveler en un instant.

Souvent photographiques, les œuvres pluridisciplinaires d’Ève K. Tremblay font place à la contemplation et l’étonnement ainsi qu’aux formes éclatées de la narration, de la mémoire, et de la conscience. Serres, jardins, laboratoires, paysages réels ou imaginaires, rendent possible des rencontres de figures et d’éléments souvent féminins. Récemment des cônes pyrométriques et des petites sculptures en céramiques, se regroupent à la croisée de récits personnels, de fictions, et de paysages réinventés en périphérie des villes, des villages et des plans d’eau où elle a vécu. Les installations en galerie cultivent des rapports symbiotiques temporaires puis se dispersent dans le temps. Les œuvres témoignent de rituels et d’espaces méditatifs imaginés pour décanter le monde.

Ève K. Tremblay est une photographe et artiste multidisciplinaire, née en 1972 près de Val-David dans les Laurentides. Après avoir étudié la littérature à l’Université de Montréal (1991-1992) et le théâtre à la Neighborhood Playhouse School of the Theatre à New York City (1994-1995), elle obtient un baccalauréat en beaux-arts avec majeure en photographie de l’Université Concordia (1997-2000) à Montréal. Elle propose une approche poétique et narrative à la frontière du réel et de l’imaginaire mêlant les références et métaphores autobiographiques, littéraires, et scientifiques. Depuis 2000, l'artiste partage son temps entre Montréal, Berlin, New York, NJ, Val-David et récemment Plattsburgh, NY. Ses œuvres ont été largement publiées, notamment dans le New York Times, Art Forum, Border Crossings, Le Devoir, et exposées au MNBAQ, Bergen Kunsthall (NO), Kunstraum Kreuzberg (DE), Kunstverein Wolfsburg, MACM, MAC LAU, MACVAL, la Biennale de Prague, La Biennale nordique Momentum 7 (NO), Petach Tikva Museum of Art, UWAG, SAAG, Owens Art Gallery, Leonard Bina Ellen Art Gallery. Ses œuvres se retrouvent, entre autres, dans les collections du MAC de Montréal et du MNBAQ à Québec.

 

DÉMARCHE

Pointe aux roches au lac des possibles réunis des photographies sur papiers et tissus ainsi que des petites sculptures en porcelaines dans une esthétique modulaire. Les petites sculptures en porcelaines que j’ai crées à la main ont été photographiées entre les feux lors de mes promenades sur les berges du Lac Champlain. Les biscuits de porcelaine ont ensuite été déposés sur les glaces aux assemblages temporaires, sculptée par le vent, les flots, et les courants de température. Des petites sculptures aux glaçures colorées ont pu ressentir le frétillement des glaces, devenir caméléons d’êtres imaginés sous les refractions du soleil au travers des eaux. Sans manipulations digitales, les angles pointent toutefois vers des horizons un peu surréalistes, évoquant la dernière époque glacière de La Mer Champlain au bord d’un paysage menacé. Faites à la mains pour être transportées à la main, elles ont été conçues pour être transportées dans une poche ou un sac, pour devenir des traces photographiques de Land Art éphémères, ainsi que des présences intrigantes au sein de tableaux sculpturaux.

Les images ont été photographiées sur les berges du Lac Champlain à Plattsburgh, NY et à Point au roche State Park, dans l’état de New York, très proche des frontières entre le Québec et l’état de NY. La grammaire de Pointe aux roches jouent un double sens: Le lieu géographique, ainsi que l’action poétique de pointer vers les roches, sont mise en action dans mon projet, ainsi que la langue française tournée en bouche, puis en orthographe, par la langue américaine. Je combine de manière libre les rapports personnels aux paysages presque comme dans un flot de la conscience, dans lequel des objets se font écho de manière formelle, exprimant ma propre expérience de franchissement des frontières et de vie entre ces frontières.

Dans la salle les oeuvres se parlent silencieusement dans une ambiance méditative. Des tableaux sculpturaux, comme des ilots de formations naturelles complexes autour desquels on peu naviguer, invitent à la contemplation de lieux improbables. Plusieurs formes sont inspirées des lectures sur la microbiologie et les systèmes complexe de la terre. Les lignes biomorphiques des petites sculptures ponctuent les images imprimées sur tissus. Vu de haut, leur juxtaposition crée des macro-géographies à vue d’oiseau aux limites du réel. 

Quelques images captée à la volée ponctuent l’ensemble des oeuvres pour inclure dans ces géographies des silhouettes humaines qui se déplacent vers des destinées dont les auteurs, plutôt que les humains, seront probablement les éléments d’un système terrestre que l’on a transformé, et qui saura nous transformer à son tour. Mes préoccupations concernant la manière dont les humains traitent le monde naturel comme s’ils en étaient indépendant m’incite à créer des œuvres qui évoquent sa capacité d’exister sans les humains. Comme cette idée n’est pas rassurante, j’essaie de recomposer avec des oeuvres invitant la lumière.

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